Sa réalisation s'est étalée de 1900 à 1914. Ce devait être à l'origine une cité-jardin que son mécène, Eusebi Güell, lui avait demandé d'édifier sur une colline du nord de la ville (El Carmel). Concue sur le modèle anglais (son nom initial était Park Güell et non Parque Güell), elle devait comporter des logements, des ateliers, une chapelle et un parc; en tout 63 maisons. Mais le coût augmenta dans de telles proportions que seuls furent achevés deux maisons et le parc. Ce dernier devint propriété de la ville de Barcelone en 1927. Il est devenu l'un des lieux les plus fréquentés de la ville.
Cette oeuvre est la plus vaste construite par Gaudi à Barcelone, puisqu'il s'étend sur 20 hectares !
L'originalité du site tient tout d'abord à la particularité du terrain : rocailleux, aride et escarpé. Refusant d'aplanir le sol, Gaudi a construit le parc en faisant de ces faiblesses des atouts. En laissant libre cours à son imagination, il a donné naissance à des oeuvres toutes en courbes, faisant appel à la céramique pour orner ses sculptures en béton représentant des animaux fantastiques, les colonnes des allées simulant par exemple des troncs d'arbres.
En haut de l'escalier principal avec la fontaine au lézard, symbole de l'alchimie et du feu, se trouve la Salle Hypostile. Cette salle, appelée également Salle des 100 Colonnes, bien que seulement 85 furent achevées, se situe sous la place centrale du parc. La place est bordée par un banc qui ondule comme un serpent de 150 m de long. Ce banc est remarquable ; assis dans une boucle, on est à l'abri et on voit ses voisins, dans un espace intime, tout en ayant la vue sur le reste du banc. Assis à l'extrémité du méandre, on s'ouvre au monde de la place, prêt à faire des rencontres.
Pour s'y rendre :
En Métro : Lesseps (Ligne Verte, L3). En sortant de la bouche de métro, suivez les indications dans la rue vers le Park Güell
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